C’est arrivé loin de chez vous

Japon : quand les Nippons n’ont plus la patate

12 mai 2017
patate

On l’ignore, mais l’Empire n’a pas toujours le sens du raffinement culinaire. Les Japonais se révèlent être des amateurs forcenés de finger food. Or, un grand malheur guette leur gourmandise : ils risquent d’être privés de pommes chips ! L’Œil de Marco vous dit pourquoi, au terme d’une enquête d’investigation menée sans concessions.

Les tensions entre la menaçante Corée du Nord et son voisinage immédiat ont beau inquiéter les Japonais, ceux-ci vont devoir affronter une crise autrement plus inquiétante. Grand amateur de chips devant l’éternel, le peuple nippon pouvait jusque-là apprécier la patate cultivée sur l’île septentrionale d’Hokkaido.
Mais un violent typhon ayant balayé les champs de pommes de terre l’été dernier, les deux sociétés leaders du marché de la chips 100% japonaise (respectivement Calbee et Koikeya), ont annoncé très cérémonieusement qu’elles auraient beaucoup de difficultés à assurer leurs commandes cette année. Malgré un approvisionnement en tubercules provenant du reste de l’archipel, et quelques importations de féculents US – limitées par le très xénopatatophobe ministère de l’agriculture japonais -, le manque s’est cruellement fait ressentir chez les consommateurs qui devront désormais prendre leur mal en patience, et en profiter, qui sait, pour faire un petit régime.

Quant aux conséquences économiques, elles seront à n’en pas doute in-com-men-sur-ables : les profits du secteur de la chips sont déjà en chute libre par rapport à l’an dernier. En 2016, les 131 211 tonnes de chips englouties au Japon avaient rapporté la rondelette somme de 134 millions d’euros !

Ils vont devoir se contenter de melon et boeuf de Kobé… Peut-être pas à la portée de toutes les bourses : Une paire de melon à 27 000 $ !