Le Very Bad Trip

4 anciens sites olympiques qui ont perdu la flamme

20 juillet 2016
olympiques

Les « J.O. » ? Tous les 2 ans, une grande rumba sportive internationale hivernale ou estivale, riche en exploits, en records et en médailles. Mais aussi, et surtout, prétexte à dépenses somptuaires, munificentes prodigalités et dessous de tables à peine dissimulés. Mais qu’en reste-il une fois les épreuves finies ? Hé bien souvent pas grand-chose. La preuve par quatre !

 

  1. Sarajevo, Bosnie-Herzégovine

Les Jeux Olympiques d’Hiver du Sarajevo de 1984, dans ce qui était alors la Yougoslavie, ont marqué l’Histoire : c’était la première fois que ceux-ci avaient lieu en terre communiste. Huit ans plus tard, à peine, une guerre d’indépendance sanglante allait asservir ce site à de tragiques transformations : plate-forme de tir pour les snipers, polygone de lancement de roquettes sur l’installation de saut à ski, et hôtels transformés en casernes militaires… Revenu le temps de la paix, il est aujourd’hui gagné par les graffitis et les mauvaises herbes.

 

  1. Pékin, Chine

Pour les Jeux Olympiques de 2008, la Chine avait vu les choses en grand : des travaux de 42 milliards de dollars (un record battu depuis par ceux d’hiver de Sotchi) qui devaient prouver au monde entier que les héritiers du Grand Timonier étaient définitivement entrés dans l’ère moderne. Huit ans plus tard : des infrastructures abandonnées, le bain de l’épreuve de kayak hautement pollué, un terrain de Baseball livré aux chiens errants, des fontaines complètement à sec… Seules quelques installations ont survécu à cette malédiction made in China, comme le stade « Nid d’Oiseau »qui est sublimissime. Alors visitez-le au plus vite, on ne sait jamais !

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  1. Athènes, Grèce

C’était encore le temps de la joie et de l’orgueil pour toute une nation : du 13 au 29 août 2004, Athènes accueillait pour la deuxième fois de son histoire –après 1896– les Jeux Olympiques de l’ère moderne.
Coût de l’opération ? Un chiffre imprécis, qui tournerait autour de la vingtaine de milliards d’euros, et qui serait une des origines du naufrage financier du pays. Car la crise a ici brisé tous les rêves de splendeur : sites délabrés interdits au public, bains d’épreuves nautiques à sec, piscines abandonnées et le stade historique du Panathinaikon livré à la nature et à l’abandon. Sic Transit Gloria Mundi.

 

  1. Berlin, Allemagne

On sait beaucoup de choses sur les Jeux Olympiques de Berlin en 1936 : la volonté du IIIème Reich d’en faire le champ de gloire de la supériorité aryenne, les films de Leni Riefenstahl, l’exploit de Jesse Owens… La 2ème guerre mondiale viendra montrer cruellement la vanité de cette hybris criminelle. Comme pour conjurer le sort, et enfouir ce mauvais souvenir dans les profondeurs de l’histoire, les sites de ces jeux olympiques ont été laissés pour morts. Ainsi la piscine olympique d’Elztal est à l’état de ruines, et les sites qui accueillaient les athlètes sont devenus des bâtisses fantômes… C’est le crépuscule des Dieux du Stade !