Le Very Bad Trip

Circulez, y’a rien à voir ! Les 4 zones les plus interdites du Monde

12 mai 2017
circulez

Voyager, c’est être libre… Probablement, mais ce n’est pas une raison pour aller où vous voulez ! Car il est des lieux sur cette planète où les touristes ne sont pas accueillis à bras ouverts, loin s’en faut. En voici 4 à l’accès strictement réglementé. L’oeil de Marco vous dit pourquoi.

 

  1. Queimada Grande, Brésil

Si par malheur vous êtes ophiophobique, ce n’est définitivement pas là que vous irez faire bronzette ou qu’il fera bon trouver refuge en cas de naufrage. A première vue, Queimada Grande a tout de l’île paradisiaque : soleil perpétuel, nature luxuriante et … tourisme nul. Mais il y a une raison pour cela.
Située à 145 kilomètres des côtes de São Paulo, elle est en fait occupée par près de 4 000 serpents de l’espèce parmi les plus venimeuses de la planète, le Jararaca-ilhoa. Vu les risques (une morsure peut tuer un être humain en moins d’un heure, en lui brûlant les chairs), le gouvernement du Brésil contrôle très durement toute visite sur l’île.

Heureusement qu’au Brésil, il existe bien d’autres îles et merveilles : bresil.marcovasco.fr

 

  1. Norilsk, Fédération de Russie

Que dire de Norilsk, ville minière de 176 000 habitants qui vit de l’extraction du nickel et du cobalt, si ce n’est qu’elle est probablement l’une des plus glaciales et polluées du monde ? Perdue dans l’immense Sibérie, cette cité du Mordor servit tout d’abord de goulag et de tombe aux centaines de milliers de forçats que Staline fit mourir au turbin.
Le dégel soviétique, puis l’effondrement de l’URSS ne sont jamais arrivés à Norilsk : la cité a gardé son statut de « ville fermée », et ses habitants poursuivent l’extraction effrénée de ses richesses souterraines. Les conditions de vie y sont si mortifères que Norilsk est majoritairement habitée par des travailleurs temporaires. Son accès est encore sévèrement réglementé.

 

  1. Zone de Woomera, Australie

La culture aborigène vous intéresse et vous avez envie d’arpenter l’outback australien ? Attention où vous mettez les pieds ! La zone de Woomera est cachée en Australie méridionale, environ à 450 kilomètres du nord d’Adélaïde. Mais pourquoi est-elle inaccessible ? Non pas que vous risquez de vous y voir jeter un sort, mais l’endroit, d’une surface presque équivalente à celle de l’Angleterre, est le plus grand terrain d’essais militaires du monde ! La célèbre zone 51 des Etats-Unis peut aller se rhabiller. Si vous ne mourez pas sous une chaleur écrasante, vous risquez de vous prendre sur le crâne on ne sait quel missile à portée variée. Mieux vaut donc laisser Woomera « top secret ».

 

  1. Sanctuaire d’Ise, Japon

C’est le lieu le plus sacré de la religion Shinto, situé dans la préfecture de Mie, au Japon. Il regroupe en fait une centaine de bâtiments mais seule une infime partie est ouverte au public. Le reste figure parmi les lieux les plus secrets du monde. Démoli et reconstruit tous les vingt ans, le grand sanctuaire d’Ise se divise deux parties : l’une « intérieure » dédiée à Amaterasu, la déesse du soleil, l’autre « extérieure » à Toyōke, divinité censée protéger les aliments et les céréales. Pour accéder au bâtiment principal, il vous faudra être obligatoirement prêtre ou prêtresse shintoïste mais aussi de sang impérial. Ce qui complique tout de même notoirement les choses.