Le Very Bad Trip

Voyage dans des communautés d’un autre âge

18 février 2016
communautés

Plongée dans ces communautés qui ont décidé de vivre sous d’autres mœurs et d’autres temps, entre idéologie et mode « chasse pêche nature et traditions ». Ce qui peut parfois mener au Very Bad Trip !

 

  1. La Communauté de Nikolaevsk, États-Unis

Très loin du fleuve Amour, cette autre ville de Nikolaevsk est, elle, située en Alaska. Pas plus de 350 habitants dont une majorité de Russes, empreints d’une tradition religieuse issue d’un schisme avec l’église orthodoxe de Russie… au XVIIe siècle. Les habitants perpétuent donc un style de vie vieux de 400 ans, principalement dans leurs vêtements et leurs ressources (chasse, pêche…). On s’y marie même particulièrement tôt : à 15 ans maximum pour les filles comme pour les garçons !

 

  1. Les Maoïstes de Nanjiecun, Chine

Dans les années 70, beaucoup d’intellectuels aujourd’hui rangés des voitures, voire devenus académiciens, avaient cédé aux sirènes agitées du Maoïsme. Pourquoi ne pas les envoyer à Nanjiecun y chanter « Que reste t-il de nos 20 ans » ? Cet étonnant village chinois, en pleine province du Henan, perpétue l’expérience « globalement » positive du Grand Timonier. Au menu, grand bond en avant quotidien, collectivisme économique, discours de la Révolution Culturelle et « chants rouges » pour les enfants. Gloire à « Chairman Mao » !

Pour en savoir plus -> L’Effet Papillon du 17/01 : « Le dernier village Maoïste »

 

  1. Les Nazis de Nueva Germania, Paraguay

Fondée en 1886 par le beau-frère du philosophe Nietzsche, et une poignée d’Allemands saxons, ce village devait ressembler au paradis aryen dont rêvait Richard Wagner. L’expérience tourne en eau de saucisse (Förster se suicide) mais son intérêt est relancé au lendemain de la 2nde guerre mondiale par des nazis en exil (dont le sinistre Dr Mengele). Il y reste aujourd’hui une poignée d’« héritiers », mais l’histoire ne dit pas s’ils planquent l’or du reich nazi sous leurs matelas. Pour le savoir, il faudra envoyer l’agent OSS 117 à la rescousse !

 

  1. Les Mennonites, Bolivie

Le Mennonitisme, mouvement anabaptiste né aux Pays Bas au XVI Siècle, aura dispersé ses ouailles jusqu’en Amérique du Sud. Les plus conservatrices se sont réunies en Bolivie, au sein de plusieurs communautés (Tres Palmas, Las Piedras…), à partir des années 1950. Chez eux, pas de téléphone, de voiture, de télévision, ni même d’électricité. On y vit entre-soi et du travail de la terre, sans parler un mot d’espagnol mais le Plautdietsch, un incunable dialecte allemand. Puisqu’on vous dit « very bad trip » !

Pour en savoir plus -> L’Effet Papillon du 31/01 : « Bloqués au 19ème siècle »

 

  1. Les Amish, États-Unis

Rendu célèbres par le film Witness avec Harrison Ford qui portait sur eux un regard plutôt clément, les Amish vivent en Amérique du Nord et au Canada. Collant strictement aux préceptes du Nouveau Testament, ils vivent en rupture du monde moderne, vêtus comme au XIXe siècle (seule concession à la « modernité », les hivers de la Nouvelle Angleterre étant plus frisquets que ceux de Nazareth). Les femmes s’occupent de l’éducation des enfants, au moins cinq par famille, et les hommes travaillent aux champs. Pas spécialement rock’n roll au pays d’Elvis !