Le Very Bad Trip

Destinations finales : les pays champions de la peine capitale

15 juin 2017
peine

Côté peine de mort, on s’en prend toujours aux Etats-Unis d’Amérique. Et surtout depuis que le policé Barack a laissé sa place à Donald Trump. Mais qu’en est-il de la concurrence mondiale en matière de peines capitales ? Tout se joue au cordeau (de potence).

 

  1. Les Maldives

Pour commencer, une petite escale romantique aux Maldives : plages de sable fin, hôtels sur pilotis, piscine dans chaque bungalow, marché aux poissons de Malé… et peine de mort.
La population y est soumise depuis 2014 à la loi coranique, appliquée ici avec une rigueur extrême. Fini de rire donc si vous n’êtes pas venus que pour y faire bronzette : la peine de mort y est autorisée, y compris pour consommation d’alcool chez les mineurs.
Un peu de patience tout de même, les enfants condamnés devront atteindre leur majorité avant d’être exécutés. A vous refroidir les vacances, non ?

 

  1. L’Arabie Saoudite

Donald Trump vient de signer un juteux contrat d’armement avec le royaume saoudien. Mais ne lui jetons pas trop vite la pierre : François Hollande fut lui-même un excellent VRP du « bombarder français », même s’il reste un petit joueur à côté du Donald. Quid de la peine de mort là-bas ?
Elle se porte bien, merci pour elle. La décapitation et la lapidation, spécialités locales, y sont toujours très prisées : depuis le début de la décennie 2010, le nombre d’exécution a été doublé. Mais, chut ! Business is business. Et puis, si vous tenez à pousser un coup de gueule contre la peine de mort, il y a le Texas pour ça.

Entre Janvier et Mai 2015, déjà 89 condamnations à mort, généralement par décollation au sabre – grand style – appliquées en Arabie Saoudite. Soit, en cinq mois, un chiffre supérieur à celui de toute l’année 2014… Retour sur sur ce chiffre impressionnant dans l’un de nos articles : Le Chiffre de la Semaine : 89

 

  1. La Chine

La Chine est un peu cachottière concernant les statistiques sur la peine de mort. C’est que pour un grand empire leader de l’économie mondiale, un peu plus de 300 exécutions annuelles déclarées – « une fraction du nombre total » selon Amnesty International -, cela fait un peu tâche.
Pour son ultime voyage, le condamné a droit à deux options : la corde ou la balle. Très discret et très efficace ! Tant que cela ne les empêche pas d’exporter textiles et ordinateurs portables…

 

  1. L’Iran

Ce qu’il y a de bien avec l’Iran, c’est qu’on y pratiquerait presque l’exécution « à la carte ». Au menu : lapidation, pendaison ou encore le très martial poteau d’exécution. A noter que la lapidation est tout de même, depuis la fin des années 2000, un peu passée de mode.
L’adultère, le blasphème ainsi qu’une certaine pratique sexuelle contre-nature sont autant de prétextes à vous envoyer à l’échafaud. Hassan Rohani vient d’être réélu à la présidence avec 57% des voix. Il est ouvertement décrit comme « modéré » mais pas sûr pour autant qu’il soit le premier président abolitionniste de la Perse.