C’est arrivé loin de chez vous

Californie : comment inviter un Playboy chez soi ?

7 décembre 2018
Playboy

Le lapin coquin Hugh Hefner, décédé en 2017, reste l’une des figures emblématiques de la culture pop américaine et de la révolution sexuelle des années 60. Une partie de ses biens a été mise en vente fin novembre à Los Angeles. L’occasion d’une jolie foire d’empoigne.

On aurait pensé, à l’aune de ses ultimes frasques, en pépère un tantinet pervers, éternellement entouré de blondes volcaniques, de nymphettes peroxydées et de jolies pépées certifiées chirurgie plastique, que le mythe avait pris un coup. Mais l’aura de Hugh Hefner – « Hef » pour les intimes et le reste de la planète entière – est semble-t-il resté intact. Le père fondateur du magazine Playboy, hédoniste effréné, avait voué sa vie entière non seulement à tous les plaisirs (sa Mansion de la Côte Ouest fut durant des décennies le haut-lieu festif du tout-Hollywood) mais également à la défense de la liberté d’expression, bien malmenée actuellement, autant par la Maison-Blanche… que par son opposition.

Une vente aux enchères vient d’être organisée où les exégètes de ce pape du fripon ainsi que des curieux se sont retrouvés pour s’arracher quelques objets aujourd’hui estimables : la machine à écriture sur lequel il a rédigé le premier Playboy s’est arrachée à près de 144 000 euros, le numéro un de Playboy avec Marilyn Monroe en couverture à 27 500 euros ou encore sa mythique robe de chambre en soie sur mesure à 36 600 euros. Ajoutez sa fameuse – qui a dit douteuse ? – « Bague Viagra » en or de 14 carats pouvant cacher la pilule bleue du même nom (19 700 euros, un cadeau) et vous auriez pu jouer les cadors West Coast même dans un pavillon d’Ermenonville. Mais, pas de chance, des gadgets au billard en passant par sa limousine, tout est parti pour la bonne cause. Les gains iront à la Fondation Hefner qui lutte pour la liberté d’expression outre-Atlantique. Citoyen, le lapin !