C’est arrivé loin de chez vous

Etats-Unis : dopage dans le cyclisme, quand les papys s’y mettent !

10 janvier 2019
dopage

Tous les amoureux de la petite reine se souviennent de la chute (à l’arrière !) de Lance Armstrong, privé de son palmarès par l’Agence américaine antidopage. Cette dernière vient de surprendre le doigt dans la marmite de potion magique un contrevenant plus inattendu : un nonagénaire !

De l’avis des vrais amateurs du dérailleur, il est impossible de tenir les cadences imposées par le cyclisme-spectacle moderne, sans un petit ajout sommairement illicite. Le monde du vélo, et particulièrement celui du mythique Tour de France, a dû laver en famille un linge sale qui avait fini par prendre des allures d’écuries d’Augias. Des têtes, ainsi, et non des moindres, sont ainsi tombée (Armstrong, Contador, Rasmussen…) et, malgré la volonté d’intégrité d’une jeune génération de sportifs, la suspicion reste de mise dans le milieu. Dans tous les cas, son blason ne sera pas redorer par la mésaventure arrivée à un certain Carl Grove.

Lors des derniers Championnats des États-Unis sur piste catégorie vétérans, l’USADA a découvert du trenbolone, un stéroïde anabolisant, dans les urines de ce dernier. « Un de plus » pourrait-on déplorer, à la différence que M. Grove a atteint l’âge très vénérable… de 90 ans ! Après enquête, cette substance résulterait de l’ingestion de viande contaminée aux hormones de croissance avalée la vieille de la course. Dopé donc « à l’insu de son plein gré » pour reprendre la désormais mythique formule, Carl Grove s’est vu infligé un avertissement mais, plus grave, a perdu son titre de champion des États-Unis dans la catégorie des 90-94 ans. Qu’il se console : il le décrochera à nouveau l’année prochaine (si tout va bien) étant le seul à concourir dans sa tranche d’âge !