C’est arrivé loin de chez vous

Parle à ma main !

26 juin 2015
drageurs argentine

Afin de lutter contre le harcèlement de rue, une étudiante de Buenos Aires a eu l’idée de lancer une carte où sont signalées les zones de comportements cavaliers et autres mains aux fesses. Un enfer pavé de bonnes intentions ? 

 

De gros nuages noirs qui assombrissent les quartiers de Palermo, de Recoleta ou de Colegiales… Ce ne sont pas les prévisions de l’Evelyne Dhéliat portègne, mais ce que détaille la carte du site www.hablamebien.com imaginé par une étudiante de Buenos Aires, Carolina Vàsquez. La cible ? Ces énergumènes qui, se croyant spirituels, ne se privent jamais d’une formule généralement graveleuse au passage des jeunes femmes de 17 à 77 ans. Ce site participatif appelle donc à « dénoncer » – un réflexe gardé des années Jorge Videla ? – de tels comportements outrageants et établir ainsi une topographie de la remarque phallocrate dans la capitale argentine. Avec un argument choc déclare Carolina au quotidien Clarìn : « Pour que plus personne ne puisse éluder le problème ». Le genre d’idée louable au premier abord, si tant est qu’elle n’entraîne pas une suspicion généralisée parmi la gent masculine locale. Car ne soupire-t-on pas que « les hommes ne draguent plus » dans les soirées entre filles ? En tout cas, du côté des machos, des gauchos et du « piropo », (cette tradition hispanique du  compliment galant), le désœuvrement affectif risque d’avoir de beaux jours devant lui…