C’est arrivé loin de chez vous

Québec : l’enfer est pavé de bonnes intentions

5 octobre 2018
Québec

Dans la Belle Province, une locataire a bien failli être expulsée de chez elle. La raison ? Ses ronflements rendaient la vie de ses voisins im-pos-si-ble… Tu ronfles, tu sors !

« L’enfer est pavé de bonnes intentions » dit-on. Ce proverbe fonctionne aussi bien ici que chez nos lointains cousins du Québec.

En septembre 2016, dans une résidence à deux étages, un couple s’est plaint des ronflements incessants de leur voisine du dessus.
Ni une, ni deux : le propriétaire réveille la gêneuse par téléphone à 3 heures du matin ! Les mois passent et, malgré les divers cadeaux d’un voisinage très bienveillant (petits sifflements, médicaments, pharmacopée diverse, rendez-vous médicaux…), le tintamarre continue. Lasse d’être ainsi rappelée à l’ordre, la ronfleuse s’insurge et écrit à son propriétaire de cesser de la « harceler ».
En retour – nous sommes en janvier 2017-, elle reçoit une mise en demeure lui ordonnant de « régler la situation ». Une nouvelle fois, aucun changement à la situation. Finalement, c’est la Régie du logement qui reçoit une demande de résiliation de bail. C’est au juge Marc R. Forest qu’est revenu, la semaine dernière, la charge de trancher. Soit mettre l’infortunée des nasaux à la rue, soi lui accorder la baisse de loyer qu’elle exige de la part de ses « envahissants » propriétaires.

L’homme aura donc pris une décision : la dame ne peut être mise dehors pour ses ronflements, mais ceux-ci, vraisemblablement atypiques, se doivent d’être soignés. Tout le monde a fini par rentrer chez soi. Sans savoir si la tonitruante voisine du premier étage s’est décidé à aller consulter.