Destination Souvenir

La nostalgique Croisette de Josh Hartnett

26 janvier 2018
hartnett

Le séducteur impénitent de Virgin Suicides et héros romantique de Pearl Harbor a pris de la bouteille. Il revient en professeur d’anglais, un brin paumé, dans l’atypique comédie dramatique Oh Lucy ! , qui prend vie entre le Japon et les Etats-Unis. Mais pour Josh Hartnett, son voyage le plus marquant reste Cannes, en pleine fièvre festivalière.

« Ce sont toujours les premiers voyages qui vous touchent le plus car vous commencez à ouvrir votre esprit au monde. Je ne le dis pas pour jeter des fleurs à la France, mais je crois que mon premier festival de Cannes reste un moment parmi les plus impressionnants de mon existence. C’était il y a près de vingt ans maintenant. Je n’avais pas encore percé alors je pouvais me promener facilement dans les rues de la ville. Personne ne me connaissait. Bien sûr, il y avait des affiches ici et là, alors, je voyais bien le regard des gens. Je me souviens des discussions avec les journalistes sur la plage… J’avais cette étrange impression d’être au début de quelque chose, qu’une porte allait s’ouvrir à moi sur un monde dont j’ignorais tout. Cela avait quelque chose à la fois de terrifiant et de captivant. C’est la première et dernière fois que j’ai ressenti une telle excitation, à Cannes précisément, qui marquait la fin d’une période de ma vie ; une sorte de « commencement de la fin » pour moi. Ensuite, je suis repassé par Paris. Là, j’ai fait le parcours typique du touriste américain : Montmartre, Notre-Dame, les Champs-Elysées… Je m’asseyais aux terrasses des cafés en me prenant pour un Parisien. Finalement, le cœur de toutes les grandes villes bat au même rythme. Il n’y a que la texture qui change. Et celle de Paris reste assez unique. »

 

Oh, Lucy ! d’Atsuko Hirayanagi avec Shinobu Terajima, Josh Hartnett, Kaho Minami… Sortie le 31 janvier.

Il n’y a pas que Cannes dans la vie : L’Œil de Marco vous emmène à la découverte des autres grands festivals cinématographiques de la planète !