Le duel

Hawaï contre Tahiti, duel Pacifique

20 janvier 2016
Tahiti

Deux décors de rêve, à l’ombre des colliers à fleurs, pour deux approches différentes de l’Éden moderne. Entre Hawaï et Tahiti, que sera votre paradis terrestre ? 

Côté Pacifique Nord, Hawaï, Etats-Unis.

C’est l’Archipel Total. Hawaï étend sur ses 137 îles des buildings à flancs de montagnes ou des cratères volcaniques à l’infini, tel le Diamond Head, tout proche d’Honolulu sa capitale. Bercé par les alizés, c’est un haut-lieu culturel (le Muséum Bishop, The Contemporary Museum…), historique (USS Arizona Memorial à Peal Harbor), et naturel (le parc Kapiolani, les chutes de Monoa…). Pour la bronzette comme pour les sports nautiques, la réputation de la plage de Waikiki n’est plus à faire. Les accros au shopping trouveront eux, outre l’imposant centre commercial Ala Moana, pléthore de boutiques de luxe en ville. Quant aux visiteurs en quête de spiritualité, ils seront probablement séduit par la tradition locale du Ho’oponopono.

Un spot dans le tube : la plage légendaire de « Pipe-Line », sur la côte Nord de l’Ile d’Oahu. Les cadors du surf mondial et local s’y mesurent à l’une des plus dantesques vagues de la création.

 

Côté Pacifique Sud, Tahiti, Polynésie Française.

Rien qu’à la prononciation de son nom suave, Tahiti est une carte d’embarquement pour la rêverie, en première classe s’il vous plaît. Du haut du mont ‘Orohena, qui culmine à plus de 1 320 mètres, c’est un décor paradisiaque qui se déploie devant vos yeux : là aussi, des montagnes, des volcans endormis, un inestimable patrimoine écologique et archéologique. Riche en plantes indigènes, l’île l’est également en sites naturels préservés : la cascade de la vallée de Fautaua, le Lac Vaihiria, les plages de sable noir, le parc naturel de Fa’aiti… Là, comme à Hawaï, c’est un paradis des sport nautiques, surf (spécialement au village de Teahupo’o, dont la vague est plus encore redoutée que Pipe-Line), kitesurf, plongée (privilégier la côte nord-est), mais aussi le Va’a, pirogue locale et « le » sport polynésien par excellence. Pour les amateurs d’art, le musée de Tahiti et des îles à Panaauia recèle de trésors sur la culture polynésienne sans oublier le musée Gauguin à Papeari. Ne vous restera plus ensuite, comme le peintre l’écrivait, qu’à vous laisser bercer « au silence des belles nuits tropicales »…

A voir : le musée Gauguin à Papeari, pour une redécouverte du peintre et de cette terre qui inspirât le meilleur de son œuvre.

 

Verdict : La Orana Polynésia !

A la trépidante Hawaï, symbole d’une modernité « à l’américaine » dont elle est le 50e état, on préférera, par esprit purement cocardier, Tahiti. Plus sauvage, plus bucolique, la Polynésie reste à jamais teintée d’un soupçon de nostalgie pour cette autre France rêvée de l’outre-mer, immortalisée par Gauguin.