Le Very Bad Trip

4 drôles de spécimens touristiques
à éviter durant votre voyage

24 novembre 2017
spécimens

Arrêtons de nous voiler la face : de « maudits touristes » nous restons dans l’œil des autres voyageurs, pourtant nos semblables et nos frères. Voici quatre portraits mordants de spécimens pas assez rares et dont on vous conseille d’éviter l’insupportable compagnie durant votre voyage.

 

  1. La Chinoise poseuse d’Angkor

Quand la Chine se réveillera… elle fera ses valises ! Et c’est ce qui arrive depuis une petite dizaine d’années : les Chinois voyagent !
Nouvelle destination à la mode après les Galeries Lafayette, le Cambodge et les temples d’Angkor. Là-bas, ces dames, devant l’appareil (photographique) de monsieur ou de maman, prennent des poses alanguies en robe du soir au milieu des statues et des arbres somptuaires. Ou chahutent purement simplement, grimpant sur les vieilles pierres, ou tripotant les apsaras… A quand un code de bonne conduite sur les sites sacrés Khmers ?

 

  1. L’Anglais recuit de Marbella

Marbella, mais on aurait pu aussi dire Ténérife, la Costa Brava, voire l’Espagne toute entière. Pour certains cousins grand-bretons, l’Espagne est un Graal mérité une fois par an, payé au prix d’un dur labeur, et de pas mal de vouchers. Mais n’imaginez pas que ce drôle de zig s’intéresse à la culture ibérique. Ce sera plutôt – et pour les dames y compris – beuveries, bastons et gueules de bois à volonté.
Remis sur pied à coups de fish & chips (en passe de devenirs une spécialité espagnole), il rôtit ensuite sur les plages la journée pour rentrer enfin dans une Albion plus blanche que lui rassasié et pelé !

 

  1. Le Français yankee de New York

L’humoriste François-Xavier Demaison s’était moqué de ces Américaines s’émerveillant devant une part de quiche lorraine. On pourrait dire la même chose des Français bavant devant un hot-dog acheté à Central Park.
Décidés à vivre l’expérience à plein, ces compatriotes arborent dès le premier jour un t-shirt « I Love NY » ou une casquette des Yankees. Ils se balladent les mains dans les poches, parce que voyez vous, tenir une carte de la ville, ça ferait touriste ! Et c’est pour cela qu’ils perdent généralement leur chemin et, peu enclins aux langues étrangères, finissent par vivre l’expérience locale ultime : l’onéreux trajet en Yellow taxi !

 

  1. Le Russe bling-bling et glou-glou de Courchevel

La saison s’ouvre sur les pistes alpines et ne manque plus que lui pour ajouter un peu de couleur à la montagne, si celle ci daigne toujours se parer d’un blanc manteau.
En fuseau criard, notre moujik risque sa vie sur les pistes après un copieux petit-déjeuner arrosé au champagne millésimé. Il fait cela seul ou entre potes oligarques car sa bien-aimée habillée et maquillée comme une tsarine dès potron-minet ne se risquera jamais à se casser un ongle sur un « schuss » malheureux.
Il parle fort, boit sa ration réglementaire de 100g de Vodka, gâche pas mal et n’est jamais à l’abri d’une insolation, affalé à ronfler sur les longues chaises des terrasses chics. Mais pourquoi se gêner ? Tant qu’il paye, tout lui sera pardonné !

 

Si vous ne voyez pas de quoi on parle, c’est sans aucun doute que vous rencontrerez ces quatre spécimens dans ces quatre lieux les plus bondés de la planète !