Le Very Bad Trip

Quand ça dérive en ville

30 mars 2018
insalubres

Paris envahi de rats et de monceaux d’ordures. Ses rues transformées en vespasiennes. En berne son éclat. Plaignez-vous ! Il est des lieux encore plus repoussants que l’ex-Ville Lumière. L’Œil de Marco vous donne – entre le pouce et l’index – les clés des 4 villes les plus insalubres de la planète.

 

  1. Gonda, Inde

C’est le gouvernement indien qui l’a lui-même déclaré en 2017 : Gonda est bien la ville la plus sale du pays !
Située dans l’état de L’Uttar Pradesh, Gonda est considérée par les autorités comme une plaie purulente à ciel ouvert. Par le menu ? Canalisations bouchées qui débordent, parcs locaux transformés en décharges publiques, carcasses d’animaux morts à même les trottoirs et jamais ramassés… Pour les habitants de cet enfer olfactif, la raison d’un tel laisser-aller est simple : l’argent destiné au traitement des déchets est détourné par les pouvoirs locaux.
A ce rythme-là, mieux encore aller s’offrir un plongeon dans le Gange !

 

  1. Bakou, Azerbaïdjan

Selon le rapport Mercer sur la santé et l’assainissement qui établissait la liste des villes les plus sales du monde en 2017, c’est la capitale de l’Azerbaïdjan qui a décroché la (douloureuse) timbale ! Pourvue pourtant d’une architecture riche qui vous transporte du Moyen Âge à une forme assez étonnante de futurisme, Bakou souffre néanmoins d’un sacré point faible niveau qualité de vie de ses habitants : « croulant » sous le poids de ses activités maritimes et pétrolières, la ville voit son eau et son air saturés par la pollution.

 

  1. Dacca, Bangladesh

Direction l’Asie du Sud avec Dacca qui n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. Dévorées par les industries le plus souvent vétustes qui longent son fleuve, le Buriganga, la ville est rongée jusqu’à la moelle par la saleté et la pollution. Il faut dire que le pays, en soit, n’est pas aidé : le Bangladesh libère pas moins de 9,8 millions de tonnes de gaz à effet de serre chaque année dans l’air – la faute au nombre incalculable de ses briqueteries.
Avec sa densité de population la plus forte au monde, la mégalopole ne respire plus, son eau est polluée par les déchets plastiques et les eaux usées au point où même les poissons ne peuvent y survivre. Sans oublier les rejets toxiques des tanneries aux alentours.
Le rêve, quoi !

 

  1. Addis-Abeda, Ethiopie

Son nom fait encore rêver quiconque a soif d’aventure, mais la capitale tentaculaire de L’Ethiopie s’enfonce dans une incroyable insalubrité. Tout n’y est que poussière et détritus.
La politique environnementale y est absente et les maladies provoquées par la pollution y provoquent un taux particulièrement élevé de mortalité infantile. Quant à boire l’eau du robinet, c’est à vos risques et périls : la ville-reine de la diplomatie en Afrique est victime d’un cruel manque d’accessibilité à l’eau potable. Et « potable », encore, c’est un grand mot. De quoi, pur vous désaltérer, vous faire préférer la bière.