Le Very Bad Trip

Grises et tristes mines : les 4 terrains les plus explosifs de la planète

5 juillet 2018
terrains

Les théâtres de conflits armés sont souvent truffés d’engins de mort qui rendent la moindre avancée pour le moins périlleuse. L’Œil de Marco vous dévoile quatre des terrains les plus minés de la planète. Attention où vous mettez les pieds…

 

1. Le Donbass

En 2014, après la chute du président Ianoukovitch, c’est le branle-bas de combat entre les autorités centrales de Kiev et les rebelles russophones, chacun réclamant cette région partagée entre l’Ukraine et la Russie. Résultat des courses ? Un vrai feu d’artifice ! Selon l’ONG belge Halo Trust, on trouverait aujourd’hui dans le Donbass des mines antichars, des bombinettes artisanales mais néanmoins mortelles, des obus d’artillerie non explosés, mais aussi pléthore de mines anti-personnelles pourtant interdites par le traité d’Ottawa. Mais comme toujours dans les cas de conflit, les traités sont souvent maltraités…

 

2. Le Sahara Occidental 

C’est un conflit inextricable et totalement oublié. La revendication de ce territoire de 266 000 km² au nord-ouest de l’Afrique disputé par le Maroc et la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) vaut, diplomatiquement parlant, son pesant de dynamite ! Selon l’ONG britannique Action on Armed Violence, le Sahara Occidental serait l’une des zones les plus minées au monde. Les engins antipersonnels y auraient déjà fait plus de 2500 victimes. La RASD a déclaré, quant à elle, en avoir détruit pas moins de 10 000 en 15 ans.

 

3. Afghanistan

En guerre depuis des lustres, d’abord contre les Soviétiques puis contre lui-même, l’Afghanistan est aujourd’hui un pays truffé de mines. Là, les chiffres tiennent du cauchemar : il n’y aurait pas moins de 10 millions de mines dispersées sur tout le territoire ! Autant de souvenirs du passage des Russes et de l’OTAN dans le pays… Selon les estimations, près d’un million d’afghans auraient été victimes de mines et près de 100000 ont été amputés. Venir à leur aide est un combat presque sans fin pour le Comité international de la Croix-Rouge pourtant très actif sur place.

 

4. Zones Frontalières du Cambodge

Loin d’Angkor et de ses hauts-lieux touristiques complètement sécurisé, le cauchemar continue dans les marges périphériques de ce pays martyr. Car la guerre du Vietnam (550 000 tonnes de bombes furent « secrètement » larguées par les Américains), puis la période Khmer rouge ont laissé des stigmates qui, aujourd’hui, continuent à faire de nombreuses victimes. On compterait encore plusieurs millions d’engins non-explosés au niveau des zones frontalières (Vietnam et Laos) dans lesquelles les touristes ne s’aventurent que très rarement – et pour cause. Selon l’Unicef, la moitié des victimes des mines au Cambodge seraient des enfants. Terrifiant.

Il n’y a pas que les objets chimiques qui rendent nos déplacement périlleux… L’Œil de Marco vous dévoile les 4 plantes les plus dangereuses de la planète !