Le Very Bad Trip

5 montagnes meurtrières sur Terre

29 mai 2015
Annapurna, Népal

Le tout n’est pas d’arriver au sommet, mais surtout de redescendre vivant. Plus dure sera la chute !

  1. K2, Pakistan/Chine

Le deuxième plus haut sommet de la planète, qui culmine à plus de 8 600 mètres, cultive sa légende noire. Car lorsque le K2 tue, il le fait en nombre, comme les onze membres d’une équipe d’himalayistes chevronnés emportés en 2008. Altitude extrême, difficultés techniques ahurissantes, avalanches dévastatrices de blocs de glace instables (les « séracs »)… Le compte macabre y est. À noter que les cinq femmes qui tentèrent son ascension juste après le succès de la polonaise Randa Rutkiewicz en 1986 y laissèrent la vie. Et misogyne en plus !

 

  1. Annapurna, Népal

Ce petit « huit mille » est peut-être le plus convoité des conquérants de l’inutile*. Il est entré dans la légende grâce au tandem Louis Lachenal/Maurice Herzog, ce dernier y gelant toutes ses extrémités ou presque. Les avalanches y sont particulièrement meurtrières et son taux de mortalité est le plus important du Monde avec pas moins de 38%. Toujours tentés par l’aventure ?

*Lionel Terray, Les Conquérants de l’Inutile, éd. Guérin. Selon Marco, le meilleur livre de montagne jamais écrit !

 

  1. Mont Blanc, France/Italie

Ne vous fiez pas à son aspect débonnaire et à son nom de crème dessert. S’il ne figure pas parmi les sommets les plus raides de la planète, le Mont-Blanc n’est pas de la tarte, à cause de sa météo changeante et de ses séracs instables. Mais l’accidentologie de la plus célèbre montagne d’Europe pâtit surtout de sa sur-fréquentation. Les 20 morts et disparus dans le massif du Mont-Blanc, rien que l’été dernier, sont là pour le prouver.

 

  1. Mont Washington, États-Unis

Point culminant du Nord-est des États-Unis, situé dans le New Hampshire, le Mont Washington paraît bien gentil avec ses 1 916 mètres d’altitude. Mais ses blizzards particulièrement violents (jusqu’à atteindre 371 km/h, un record planétaire !) et ses avalanches massives au printemps ont déjà provoqué la mort d’une centaine de grimpeurs.

 

  1. Eiger, Suisse

Pas besoin de s’envoler pour le bout du monde pour prendre des risques. Pointant à  3 970 mètres, « l’Ogre » ne fut complètement vaincu qu’en 1938, soit 80 ans après la première tentative. Avec un  dénivelé de 1 650 mètres, sa face nord reste tellement meurtrière qu’elle a hérité du plaisant sobriquet de « Mur de la mort ». Plus de soixante alpinistes y ont vu leur vie dévorée par l’appel du vide. Brrrr !