Le Very Bad Trip

A ne pas mettre les pieds dans l’eau : les 4 plages les plus polluées de la planète

18 mai 2018
plages

Coup de tonnerre en Thaïlande : en février dernier, la plage de Maya Bay a été fermée par les autorités pour se remettre de la pollution engendrée par le tourisme de masse. Mais tous les pays n’ont pas ce réflexe, afflux de devises oblige. Une petite pause farniente sur les plages les plus polluées de la planète ?

 

  • Guanabara Bay, Brésil

Si tu vas à Rio, n’oublie pas … de ne pas aller dans l’eau ! Guanabara Bay, la deuxième plus grande baie de Rio de Janeiro, aurait de quoi donner – littéralement – la colique à tous les amoureux du Brésil en quête de nature et d’authenticité. Pour une raison simple : elle est devenue une décharge à ciel ouvert. Bien moins lotie que la mythique – et néanmoins bondée – plage de Copacabana, c’est là que toutes les eaux usées de la mégalopole termine leur route. Selon la rumeur, en 2016, lors des très onéreux Jeux Olympiques, des athlètes seraient tombés malades après les épreuves aquatiques organisées au cœur de Guanabara. Pas de quoi donner envie de piquer une tête.

 

  • Haina, République Dominicaine

Haut-Lieu du tourisme mondial, la très accueillante République Dominicaine compte bel et bien une petite ombre au tableau : la plage d’Haina, située dans le sud de l’île, en la province de San Cristobal. Là-bas, pas de cocotiers mais une eau dangereusement contaminée au plomb, la faute aux usines locales peu regardante quant au traitement de leurs déchets. Selon l’ONU, elle est même… la plus contaminée au monde ! Zone industrielle chaotique, Bajos de Haina, son ciel bleu, son absence d’eau courante ou d’électricité chez les particuliers, et son air pollué, a d’ailleurs hérité du doux surnom de « Tchernobyl dominicain ».

 

  • Kamilo Beach, Hawaï

Hawaï ? Ses vahinés, ses hôtels de luxe, ses compétitions de surf et sa Police d’état ? Pas seulement. Ce paradis pour touristes US en chemise à fleur a, lui aussi, son point noir : bienvenue à Kamilo Beach ! Située sur la Grande Île, elle est également appelée par les habitants « Trash Beach ». Comme ce nom l’indique, cette plage est maculée de détritus que le puissant courant de l’océan vient déposer sur le sable. Filets de pêche (« cadeaux » de bateaux japonais et coréens), bouteilles plastique, canettes… Mais depuis deux décennies, des associations se battent pour redonner à l’endroit un peu de sa splendeur originelle. Courage !

 

  • Île Henderson, Océan Pacifique

Envie de fuir ce monde cruel ? Retrouver la sérénité par une solitude absolue ? Jouer les Robinson Crusoé modernes ? Vous oublierez donc l’Île Henderson, ce petit bout de terre perdu quelque part entre le Chili et la Nouvelle-Zélande. La faute à ses habitants ? A des fêtards zélés enduis de monoï ? Non, il n’y en a tout simplement pas. Le drame des plages de cette île déserte, c’est qu’elles sont situées au milieu des courants marins et récoltent à peu près toutes les ordures – 3570 nouveaux déchets par jour pour être plus précis – en provenance d’Amérique du Sud. Soit 671 déchets au mètre carré, un record mondial selon l’Académie américaine des sciences. Le genre de palmarès dont on se passerait bien.

 L’Œil de Marco vous invite à ne pas oublier … de ne pas aller sur les 5 plages les moins fréquentables du monde.