Le Very Bad Trip

« Secouez-moi ! Secouez-moi ! » : les pires zones de turbulences aériennes de la planète

10 janvier 2019
turbulences

Les turbulences occasionnent souvent des frayeurs aux usagers du firmament, même si elles sont totalement inoffensives dans 99,9999999% des cas. A quelques régions du ciel près : L’Œil de Marco fait le point sur le pouillème restant. Attachez vos ceintures, ça va secouer !

1. Route L888, Himalaya

On l’appelle aussi la « Route de la soie aérienne ». Avec ses montagnes atteignant des hauteurs record de 9 000 mètres, l’Himalaya est une zone montagneuse qui donne des sueurs froides aux phobiques des airs. Non pas que les avions risquent de piquer du nez dans leur sommet – ils volent entre 10 100 et 10 800 mètres d’altitude -, mais les vents violents et autres dépressions qui se cachent dans les montagnes ont de quoi secouer les carlingues. C’est dans la zone Nord de la chaîne que les effets s’en font généralement le plus ressentir. Qui plus est, en cas de pépin, pas de gros aéroport aux alentours…

 

2. Le Golfe du Bengale

Située entre l’Inde et les côtes birmanes, cette zone est particulièrement soumise aux orages. Les vents de nord et sud s’y rencontrent et les températures élevées n’arrangent pas les affaires des pilotes, même en très haute altitude. En 2016, un avion de Gulf Air avait dû atterrir à Manille après que plusieurs de ses passagers aient été blessés lors de turbulences. Il fut suivi de peu par un vol de la Malaysia Airlines reliant Londres à Kuala Lumpur, lui aussi arrivé sur le tarmac sa cabine sens dessus-dessous. En 2017, au tour d’un vol de la compagnie russe Aeroflot de subir les caprices de la météo. 19 de ses passagers se retrouvèrent hospitalisés. On ne vous le dira jamais assez : restez attachés quand le voyant s’allume !

 

3. Le Pot au Noir

C’est déjà une légende « noire » chez les marins. Et pour les pilotes aussi, ce n’est pas toujours une mince affaire. La « Zone de convergence intertropicale », entre les côtes de l’Afrique et celles du Brésil, dans l’Océan atlantique, forme une sorte de « frontière » entre les deux hémisphères où les vents contraires s’y donnent à cœur joie. La météo y est donc fortement instable, imprévisible, et cela tangue « du sol au plafond » avec la présence importante de cumulonimbus sur les routes des avions de ligne. Y at t-il un (bon) pilote dans l’avion ? On l’espère !

 

4. Les Montagnes Rocheuses

Elles s’entendent sur près de 5 000 kilomètres entre le Canada et les États-Unis, englobant la Colombie-Britannique, l’Alberta, tout comme le Wyoming, l’Idaho, le Montana, etc., pour aller jusqu’au Nouveau-Mexique. Culminant à un peu plus de 4000 mètres, les Rocheuses représentent un danger en raison des vents puissants qui les traversent et créent des « vagues » à rendre parfois le pilotage extrêmement difficile. Les incidents dus aux turbulences sont ainsi récurrents sans néanmoins, jamais atteindre un drame survenu il y a près de 50 ans, resté célèbre aux États-Unis, qui décima une équipe de football américain de l’Université d’État de Wichita.