Le Very Bad Trip

Aux artères comme au ciel :
4 expériences stupéfiantes à ne surtout pas tenter durant un voyage

17 novembre 2017
Transe

Pour s’envoyer en l’air, il y a plus trippant qu’un rail de coco coupée sur l’émail d’un lavabo de night-club de Bangkok. Voici quatre drogues vraiment exotiques de la planète. A ne surtout pas expérimenter, bande d’inconscients, sous peine de finir… « morts pour la transe » !

 

  1. L’Ayahuasca, Pérou

Envie d’un petit trip en mode Amazonie ? D’un « fix » de chamanisme planté dans vos viscères ? Pourquoi ne pas tenter l’Ayahuasca (traduisez par « liane des âmes »), une « tisane » comme la concoctent certains « docteurs » ou « prêtres » des abords de « l’enfer vert ».
Ce mélange entre la liane Banisteriopsis et un additif psychotrope facilite depuis près de 4 000 ans, le passage à la transe. Il y a cinq ans de cela, quelques touristes occidentaux y ont laissé leur peau. Une question de dosage paraît-il. Quand on vous dit inconscient…

 

  1. Le Peganum Harmala, Syrie (ou ce qu’il en reste)

On le sait, la Syrie est la nouvelle Mecque des poisons toxiques. Mais en fait, c’est une tradition ancestrale. Ainsi le Peganum Harmala, souvent plus poétiquement appelé « rue de Syrie » même s’il pousse également en Asie Centrale. Cette petite plante, d’un mètre de hauteur environ, aux feuilles blanches et verdâtres, est particulièrement toxique. A petite dose, elle est utilisée dans la pharmacopée de plusieurs régions du monde, et particulièrement au Maghreb.
Plus « exotique » et chimérique fut son utilisation depuis des lustres pour des séances d’« élévation religieuse » par fumigation mais aussi pour la préparation de filtre de désenvoûtement ou d’amour. Mais pour ce qui est de la guerre, les barbus de Daech et d’Al-Qaida lui préfèrent les bienfaits artificiels du captagon. Chimie, quand tu nous tiens !

 

  1. Le Peyotl, Mexique

C’est là une drogue pour littérateurs ! Le trip « qu’on-a-lu-dans-les-livres » à reproduire soi-même pour impressionner la galerie à son retour… Si jamais on en revient !
Antonin Artaud, poète disloqué, s’en était gorgé au contact de la tribu des Taharumaras du Mexique, proclamant ensuite avoir tué un homme – en fait un malheureux chien.
Pareil pour Hunter S. Thompson qui s’était battu dans le Colorado avec un mauvais garçon après l’absorption de ladite plante hallucinogène. Ce petit cactus contient en effet 30% de mescaline, qui, extraite depuis 3 000 ans, servit très longtemps lors de planants rites religieux (le huichol).

 

  1. L’Iboga, Gabon

A première vue, ce petit arbuste des forêts équatoriales africaines paraît des plus inoffensifs. Sa racine contient néanmoins une belle dose d’alcaloïdes, molécules à forte toxicité. Sur un continent féru de mysticisme et de magie, celle-ci est particulièrement appréciée lors de rites pseudo-religieux par exemple au Gabon ou au Congo.
C’est un euphorisant et un hallucinogène qui peut entraîner anxiété, paranoïa et vomissements. Mais attention, à forte dose, également paralysie et coma. Mort pour la transe, quoi.

 

La bonne ville de Johannesburg en Afrique du Sud pousse le « voyage » un peu moins loin en lançant une mode d’un autre genre : des rave parties «Canada Dry» sans drogue, ni alcool, ni bruit. Voilà de quoi vous faire explorer la transe en toute sérénité !