Le Very Bad Trip

Premiers pas dans la mafia : les plus grands groupes criminels de la planète

25 mai 2018
mafia

Envie de jouer les gros durs dans un gang tentaculaire ou au contraire de fuir les ennuis lors de vos futurs voyages ? L’Œil de Marco fait le tour des plus grands groupes criminels de la planète. A vos gilets pare-balle !

 

  • Les Yakuzas, Japon

C’est le cinéma qui a rendu mondialement célèbres les Yakuzas, ces gangsters japonais au corps couvert de tatouages. Mais loin de l’image romantique et du courage chevaleresque qui tapissaient les écrans des salles obscures, cette mafia asiatique spécialisée dans le chantage, la corruption à haut niveau, le racket et la prostitution, ne fait preuve d’aucun scrupule pour arriver à ses fins.
Réunis en « associations », ses membres ont eu longtemps pignon sur rue, jusqu’à ce que la classe politique, complaisante depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, ne veuille plus être vue auprès de cet embarrassant allié.

 

  • Le MS-13, Salvador

L’inénarrable Donald Trump, défendant son désir d’imperméabilité des frontières nord-américaines, les a taxés d’« animaux ». Nouvelle saillie d’un président en roue libre ? Pas si vite… Quand on voit les exactions commises par la Mara Salvatrucha ou MS-13 en Amérique Latine, on comprend mieux le refus de la Maison Blanche de voir ses membres continuer à proliférer sur le territoire US . Ce gang, né à Los Angeles dans les années 80, s’est rapidement développé au Salvador (dont sont originaires ses « pères fondateurs »), au Honduras, au Guatemala et au Mexique. Tout y passe : trafic de drogues, d’armes, d’êtres humains, de contrebande… Ils seraient 80 000 membres. Leurs victimes, elles, sont encore plus nombreuses.

 

  • Mongrel Mob, Nouvelle-Zélande

Eh oui, ça craint aussi au pays de Bilbo le Hobbit ! Le paradoxe du Mongrel Mob, version des antipodes des Hells Angels américains, c’est qu’ils n’ont pas de motos. Ces gangs très hiérarchisés fonctionnant comme des clubs parsèment le pays et s’illustrent dans toutes les basses œuvres criminelles : braquages, trafic de drogues, prostitution, etc. Dans les années 2000, la police a lancé plusieurs raids de grande envergure contre eux (Opération Notus, Opération Walnut…). Composé à la fois de blancs européens, issus à la base de Wellington, et de Maori – cette « fusion » s’opère concrètement à partir des années 70 –, ces gangs se démarquent du reste de la société par leurs nombreux tatouages y compris sur le visage. Le Mongrel Mob a un système d’intégration très strict : il vous faudra participer à plusieurs actions « choc » avant de pouvoir en porter les couleurs ou plutôt le blouson. Alors, tentés ?

 

  • La Camorra, Italie

Elle trouve ses racines à Naples ainsi qu’en Campanie et, contrairement à la mythique et sinistre Cosa Nostra, n’a pas de hiérarchie. Ce qui ne signifie pas non plus anarchie. Car cette mafia transalpine n’a rien d’une auberge espagnole, encore moins d’une association à but non lucratif : ce sont 106 familles chapeautées par un Capo (chef) qui se partagent un juteux fromage composé de prostitution, de trafic d’armes, de drogues, de racket avec le « fameux » pizzo, une dîme imposée aux chefs d’entreprises en échange d’une « protection » – toute relative. Bref, ce système, qui peut faire rêver un apprenti rapper qui tient les murs de sa tour, pourrit la société italienne depuis des lustres, incapable de se débarrasser de ce cancer dont les stigmates se retrouvent jusque dans le détournement d’aides européennes et une main basse sur le traitement (catastrophique de cynisme) des déchets. Relisez Gomorra si vous souhaitez en savoir plus.

 Il n’y a pas que dans la rue que la terreur règne !  L’Œil de Marco vous dévoile LA bande de surfeurs qui fait terreur sur les plages des USA.