Le Very Bad Trip

Vacances sans retour : 4 destinations où il ne fait pas bon se faire kidnapper

1 juin 2018

Un petit roadtrip dans le coffre d’une automobile ou un séjour les yeux bandés dans une cave ? L’Œil de Marco a enquêté pour vous.

1. Iles de Basilan et de Palawan, Philippines

Entre les pirates et les islamistes, le président « shérif » Rodrigo Duterte a du mouron à se faire. Rien qu’en 2013, 150 personnes avaient été kidnappées, principalement dans les zones eloignées du Sud des Philippines.
Les ambassades des Etats-Unis, suivie de celle du Canada et de la Grande-Bretagne, ont récemment donné l’alerte sur les risques d’enlèvements, notamment à Palawan ou à Basilan, qui sont sous la menace des terroristes du groupe d’Abu Sayyaf qui règnent sur ces îles. Avec les barbus, cela se termine généralement mal. Réponse – classique – de Duterte : « Tirer à vue et tuer les terroristes. ». Après, l’avantage d’un archipel aussi pléthorique que les Philippines, c’est qu’elles comptent près de 8 000  îles, et qu’elles sont pour plupart tranquilles, sereines, voire inhabitées : vous aurez donc l’embarras du choix pour poser votre paréo, en toute sérénité.

 

2. Ciudad Juarez, Mexique

Annuellement, on ne compterait pas moins de 1 500 kidnappings pas an au Mexique, particulièrement sans les zones dominées par les cartels, comme la ville de Ciudad Juarez.  Seuls 1% seraient rapportés à la police ! Parmi eux, une immense majorité d’autochtones impliqués dans des histoires de drogue.
Pour ce qui est des touristes – en l’occurrence des Américains plutôt naïfs -, les voyous opèrent à la sortie d’une banque ou à bord d’un taxi illégal. Vous risquez donc de vous retrouver « emprisonné » durant quelques jours le temps que votre compte en banque soit vidé au distributeur du coin. « Mexico, Mexico » beaucoup moins drôle que chanté par Luis Mariano…

 

3. Zones tribales, Pakistan

Le Pakistan est également une zone à risque pour les enlèvements. Notamment dans ses fameuses zones tribales, terre de contrebandiers, de talibans en rupture de ban, ou de soldats des forces spéciales US. Le Pakistan fait même, sur ce point, partie du peloton de tête des pays les plus dangereux de la planète ! On en compte plusieurs centaines par an. Ce sont, tragiquement, les enfants qui sont les premières victimes des kidnappeurs ; des gangs de voyous sans foi ni loi qui « officient » dans le trafic d’êtres humains. Les groupes armés clairement liés à Al-Qaida s’en prendront plus directement aux visiteurs étrangers (journalistes, ingénieurs, touristes…). Personne n’a oublié Daniel Pearl.

 

4. Département du Putumayo, Colombie

Après des années de guerre civile et de chaos, la Colombie ouvre largement ses merveilles aux touristes du monde entier.
Les FARC, responsables de près de 30 000 kidnappings sur trois décennies semblent s’être quelque peu calmés après la tentative d’accords de paix de 2012. Aujourd’hui, le pays est devenu une terre d’accueil rêvés des visiteurs qui peuvent l’explorer en toute sérénité. Mais il reste tout de même quelques groupuscules d’irréductibles disséminés dans les jungles des zones frontalières, et qui continuent d’échanger les touristes aventuriers contre rançons sonnantes et trébuchantes. Ainsi, une imprudente partie de coupe-coupe dans la jungle du district du Putumayo, à la frontière équatorienne, pourra se poursuivre sur plusieurs mois si vous vous faites prendre et que l’argent tarde à tomber. Encore un peu de prudence avant d’aller jouer les Conquistadors dans certains coins les plus paumés de l’Eldorado.

 S’il reste encore sur la Terre  quelques recoins où ne pas mettre les pieds, ce n’est pas une raison pour tout voir en noir  ! L’Œil de Marco vous dévoile les 4 villes du monde où il fait bon vivre.