Le Very Bad Trip

Embouteillages : ces villes qui poussent le bouchon trop loin

15 février 2019
pollution

Dans les plus grandes villes de la planète se joue un bras de fer entre l’administration et les automobilistes. Lutte contre la pollution, régulation du trafic, zones piétonnes contre prolifération des voitures et la patience, mise très à mal, de leurs conducteurs. A Paris, le cocktail est explosif à certaines heures de la journée. Alors, imaginez ailleurs…

Bogotà

C’est probablement, à certaines heures de la journée, la ville la plus « congestionnée » de la planète. Déjà fort polluée, Bogotà, est également très compliquée dans ses rues, sur ses avenues. Jusqu’à 272 heures, pas moins sont perdues chaque année dans leurs véhicules par ses habitants. Autobus bondés, air irrespirable, explosion du nombre de véhicules après la mise en place de « pico y placa », la politique locale de conduite alternée… Tout cela a rendu la situation plus encore invivable à tel point qu’embouteillages et transports sont devenus là-bas un véritable enjeu politique.

Moscou

On savait déjà à quel point il était chaotique voire purement risqué de conduire dans la capitale russe. Des sites internet entiers regorgent d’accidents, d’accros et de bagarres entre automobilistes qui prennent les trottoirs pour des avenues et la vodka pour une boisson rafraîchissante. Le résultat ? Selon le cabinet américain spécialisé dans l’automobile connectée Inrix, Moscou décroche un joli score avec pas moins de 210 heures perdues, tous les ans, par les conducteurs dans les embouteillages. Mais que les Moscovites se rassurent : c’est presque vingt heures de moins qu’en 2017 !

Istanbul

157 heures : c’est le temps passé en 2018 par les Stambouliotes à se morfondre dans leur automobile. Ceux qui croient que la vie est douce du côté du Bosphore ont plutôt intérêt à se déplacer à pied. Le conducteur turc a plutôt le sang chaud et les bagarres entre conducteurs ne sont pas rares, ce qui rend l’attente encore plus stressante. Une éclaircie tout de même. Istanbul, la deuxième ville la plus embouteillée du monde aujourd’hui, occupait encore la première place, il y a quatre ans avec un taux de 109 % aux pires heures de pointes (selon les chiffres du navigateur GPS Tom Tom), soit à l’époque le plus élevé du monde.

Los Angeles

Si jamais vous avez rendez-vous à Venice Beach alors que vous résidez à Beverly Hills à l’heure des sorties de bureau, il va falloir prendre votre mal en patience. Et si, qui plus est, vous avez optez pour le taxi, vous devrez mettre sérieusement la main à la poche et risquerez d’en avoir pour plusieurs centaines de dollars ! Chaque année les habitants de la Cité des anges vivent un enfer sur les routes en perdant pas moins de 128 heures dans les embouteillages. Au point qu’Elon Musk, le patron de Tesla, imagine déjà un réseau souterrain à péage pour résoudre le problème. A rappeler que le métro existe bel et bien à LA et que c’est un… échec patenté.